La préférence irrespectueuse
Christine Delorme
Une pointe de malice dans le regard d’André Labarthe. L’air de quelqu’un qui aurait joué un bon tour ou qui chercherait à faire un mauvais coup pour le plaisir. Pas étonnant qu’il pense qu’il faut avoir la même attitude quand on filme que dans la vie, une attitude de préférence irrespectueuse. Dans ses portraits de cinéastes, il tend des pièges aux grands maîtres de la mise en scène pour les faire exister à l’écran et devenir à leur insu des personnages de fiction.
Paru dans Documentaires n°5