Pascaline Morincôme

Doctorante en sciences de l’art au sein du laboratoire ECLLA de l’Université Jean-Monnet à Saint-Étienne. Ses recherches portent sur l’histoire des pratiques artistiques collectives et participatives, en particulier sur la production vidéo alternative et ses archives. Elle est également commissaire d’exposition, notamment au sein de l’espace d’exposition et de production Treize (Paris).

Contre qui conspirent nos salons ?

Pascaline Morincôme, Jacopo Rasmi

Dans une scène mémorable du dernier film de Marco Ferreri, Nitrato d’argento (1996), un improbable groupe de cinéphiles, entre un film de Rossellini projeté sur grand écran et un plat de spaghettis, s’enflamme en questionnant d’un ton révolutionnaire la machine cinématographique et son respect. Il faut faire sauter les cadres établis : que le cinéma déborde, descende dans les rues, se métamorphose, bouscule la routine des gens… Et voilà que le visage en gros plan d’Ingrid Bergman glisse sur les murs de la ville et éclaire la terrasse d’une pizzeria où des clients surpris sont en train de dîner… Où se passe le cinéma ? Comment inventer d’autres situations ?

Paru dans La Revue Documentaires n°33 – Programmer