A.G. bilan et perspectives

Catherine Pozzo di Borgo

« Nous avons perdu de vue l’objectif initial de l’Association qui était de constituer un groupe de pression afin d’enrayer l’élimination du documentaire d’auteur indépendant des programmes de télévision et du compte de soutien », Mosco

 « On ne voit jamais les images. Il n’y a pas de réflexion commune sur le documentaire lui-même », Jean-Pierre Thorn

Un an après sa création, La Bande à Lumière bute encore sur un problème de définition, comme en témoignent ces deux points de vue qui ont sous-tendu les débats de l’assemblée générale du 31 janvier. Qui sommes-nous, que voulons-nous, de quels moyens disposons-nous ? Autant de questions qui restent posées. Non que le bilan de l’année écoulée soit négatif. La Bande à Lumière est aujourd’hui reconnue comme un interlocuteur valable par les instances dirigeantes (le CNC en particulier) et ses initiatives ont été jusque-là bien accueillies. Mais tout reste à faire au niveau des télévisions, de la CNCL et des aides à la production (on lira dans ce numéro l’article d’Yves Jeanneau sur les systèmes d’aide et les revendications à faire en ce domaine).

Autre objectif pour 1987: mieux se connaître pour mieux cerner les priorités de l’Association. La Bande à Lumière, notait Richard Copans, « est un groupement hybride de personnes et de sociétés » qui ne partagent pas nécessairement les mêmes conceptions du documentaire ni les mêmes intérêts. Le bulletin de liaison devrait jouer un rôle prépondérant dans ce domaine. Parallèlement, il a été suggéré de relancer, sous d’autres formes, la commission projections/réflexions.

Deux propositions ont été faites en ce sens : 1) organiser des projections régulières de documentaires dans une salle de cinéma parisienne. Ces projections, accompagnées de débats, pourraient avoir lieu un jour par semaine et seraient ouvertes au public. (Responsable : Denis Gheerbrandt) ; 2) créer une vidéothèque à La Bande à Lumière. Chaque adhérent de l’Association serait invité à y déposer une cassette VHS de ses films. (Responsable : Gérard Schmidt).

Parmi les autres projets en cours :

  • – La commission colloque, créée pour préparer un colloque international en 1988, a été également chargée de coordonner les travaux en vue d’une biennale qui se tiendrait à Lyon en 1988. (Responsable : Pierre Guilbert).
  • – Le projet « présence de La Bande à Lumière sur les marchés internationaux » hésite encore sur la stratégie à adopter. Rappelons que l’Association a obtenu une subvention de 70 000 F du Service d’actions internationales du ministère de la culture pour promouvoir le documentaire français. (Responsable : Agnès Guérin).
  • –  La préparation de la Deuxième journée nationale du documentaire, le 1er décembre 1987, et la fabrication d’un nouveau catalogue seront mis en place dès que l’Association aura obtenu l’accord du CNC qui doit subventionner l’opération. Pour aider au financement du catalogue, il a été proposé de demander aux réalisateurs ou producteurs de verser 20 F par film inscrit.

Notons enfin que l’Assemblée générale a décidé à l’unanimité de poursuivre la publication de Documentaires.


Publiée dans Documentaires n°2 (page 4, Mars 1987)